Deux ans après son premier sacre européen à Nantes, la sélection française disputera à nouveau la grande finale continentale. Les Bleus ont battu la Turquie cet après-midi, 2 buts à 0. Ils rencontreront l’Espagne demain, un match qui s’annonce passionnant.
Avant les demi-finales tant attendues de cet après-midi, deux autres matchs à élimination se sont déroulés dans la matinée, sur le synthétique d’Aksaray, pour déterminer les affiches du bas de tableau.
En premier lieu, la Russie rencontrait l’Italie. Jusqu’ici, les deux formations n’avaient encore inscrit aucun but, et malgré quelques bonnes intentions des deux côtés, le score est resté vierge à la fin du temps réglementaire. Les deux équipes n’ont eu d’autre choix que de s’affronter au cours d’une longue séance de tirs au but, qui fut finalement remportée par les russes, sauvés par leur jeune joueur Nikolaev VASILY.
Juste après, l’Allemagne et la Grèce se sont livrées à une nouvelle partie. Les allemands ont payés l’absence de leur numéro 11 dans ce match. Très vite à trois fautes d’équipe en première période, ils ont pris le seul et unique but de la rencontre sur double-pénalité, une réalisation de Zacharos DIMOS, qui fut efficace et dangereux du début à la fin.
Les grecs retrouveront la Russie demain matin pour disputer la 5ème place de cet Euro. Quant aux allemands et aux italiens, ils s’affronteront avec l’objectif de ne pas finir les derniers de la compétition.
La première demi-finale, qui opposait l’Angleterre à l’Espagne, à été une rencontre haute en couleurs. Même si les espagnols ont conservé le ballon durant une bonne partie de la première mi-temps, les anglais de Tony LARKIN se sont créé quelques occasions très intéressantes. Malchanceux, ils se sont heurtés au poteau gauche d’Alvaro GONZALEZ par deux fois. De son côté, l’Espagne a retrouvé son niveau et a multiplié les assauts, mais le portier anglais Daniel JAMES s’est montré décisif.
Profitant d’un gros travail de leur jeune défenseur Javier MUNOZ, qui participe à sa première compétition international, l’Espagne a repris le dessus au cours de la seconde période. C’est à seulement une petite minute de la fin que le tableau d’affichage s’est débloqué, un but salvateur du numéro 11 Marcelo ROSADO. Score final, 1 but à 0 pour l’Espagne, qui se qualifie pour la finale.
En fin de journée, pour l’autre demi-finale, le pays hôte attendait les français de pied ferme. Les premières minutes ont laissé transparaître quelques moments de flottement dans la défense française, permettant ainsi au joueur turc Ali CAVDAR de se créer quelques opportunités face à un Jonathan GRANGIER, toujours impecable. A quelques minutes de la pause, Martin BARON a enfin débloqué la situation en allant droit au but après avoir littéralement tranché la défense turque. 1-0 à la mi-temps.
L’attaquant saint-mandéen a alourdi la mise au cours de la deuxième mi-temps, mais il aura fallu tout de même attendre le coup de sifflet final pour que l’Equipe de France soit totalement soulagée, et qualifiée ! 2-0 à la fin du match, les français ont tenu bon malgré une sélection turque agressive, et bien poussée par son public.
France vs Espagne en finale. Une affiche similaire à celle de l’Euro 2005, disputé à Malaga, et remporté par les ibériques. Les Bleus ont donc une revanche à prendre.
« On a mis du temps à se mettre en route pour ce match, et le but de Martin en première mi-temps nous a fait un bien fou. Même si on menait 2-0, les turcs étaient prêts à nous sauter à la gorge jusqu’au bout, je me suis dis qu’il ne fallait absolument pas qu’ils ne marquent, car nous aurions peut-être eu du mal à tenir le coup.
Quant à mes coéquipiers, je sais qu’ils commencent à me faire vraiment confiance. C’est ma deuxième compétition internationale, je suis contente de réussir à remplir mes objectifs dans les cages. Si je fais bien mon travail, eux me font confiance, et ça les libère pour jouer.
Le rôle d’un gardien, c’est aussi d’être fort mentalement. Dans un match, il suffit parfois d’une seule frappe, d’un tout petit moment d’inattention pour se prendre un but, et ça peut vite nous déstabiliser.
Même si je suis titulaire, je pense aussi à Jeremy (SAUFFISSEAU) avec qui j’ai une très bonne relation. On a l’habitude d’être tous les deux, on travaille ensemble pour le collectif et on s’entend très bien.
Pour demain, je sais que j’aurais un très bon gardien en face de moi. Je vais tenter de prouver que je suis meilleur que lui. On verra comment le match se passe, mais ce qui est sur, c’est que je vais lui montrer qu’il n’est pas tout seul. »
Le 30/09/2011, Tiphaine Aubert