Pascal Montet : « C’est beaucoup de joie pour les filles et moi. »

L'entraîneur de l’équipe de France de basket en fauteuil féminin, a répondu à nos questions à son retour de Nazareth. Heureux du retour des Bleues sur la scène paralympique, après 20 ans absence, il n'envisage pas d'aller à Londres pour faire acte de présence.

Crédit photo : Richard AnouArnaud Daviré : Les filles réintègrent les Jeux Paralympiques après 20 ans d’absence. Que ressens-tu aujourd’hui ?
Pascal Montet : Pour moi c’est beaucoup de joie pour les filles et pour moi aussi. Et c’est une juste récompense par rapport au travail accompli. Certaines filles travaillent depuis longtemps dans cette optique.

AD : La France est-elle capable, selon toi, d’intégrer le top 8 à Londres ?
PM : Je pense que ça va être compliqué. Ça ne veut pas dire qu’on va y aller pour dire qu’on a participé aux Jeux. Mais le système des têtes de série fait qu’on va forcément être confronté à de grosses équipes.

AD : Quel est ton objectif ?
PM : Il y aura 10 équipes, si on fait 8e ce sera bien. Le mieux est de dire qu’on va faire de notre maximum. Les filles sont conditionnées pour ça.

AD : En 2013 il n’y aura que 3 places qualificatives pour le Mondial de Toronto. La France est-elle capable de franchir ce cap ?
PM : C’est l’objectif. Maintenant il faut y arriver. J’espère que Nazareth aura déclenché des choses dans les têtes des joueuses. On arrive à accrocher certaines équipes par séquences. Il faut maintenant le faire dans la durée.

AD : As-tu les moyens aujourd’hui de préparer Londres et l’avenir de l’équipe de France féminine ?
PM : C’est toujours délicat. On n’a pas de championnat féminin, c’est une grosse difficulté. Elles sont de nouveau plongées dans un championnat où elles ne jouent pas beaucoup. Et elles n’ont pas beaucoup l’occasion de jouer avec le taille 6, ça les pénalise. Pour le reste, j’espère que cette qualification nous amènera des invitations pour participer à des tournois. On l’a vu à Hambourg. Même si on s’est fait battre, ça a permis de se rendre compte du rythme à l’international. Ça a été un déclic pour certaines filles.

AD : Après ton passage à Villefranche, tu as arrêté d’entraîner en club. Pourquoi ?
PM : Parce que je suis retourné sur du valide. J’ai eu une proposition sur une équipe de Nationale 2.

AD : Quel regard as-tu sur le parcours des garçons à Nazareth ?
PM : Toute l’équipe était vachement déçue. Il y avait vraiment moyen de passer. On aurait vraiment aimé être dans la même configuration à Londres, en qualifiant les deux équipes. On est allé les voir jouer, ils sont venus nous voir. Le championnat était très resserré. Chez les filles il y a plus d’écart.

Propos recueillis le 20 septembre 2011.


Le 20/09/2011, Arnaud Daviré
| Plus

Fil d'info

22/05 TF, Coupe du Monde : Pas de... 22/05 Escrime, CM : Résultats... 22/05 Escrime, CM : Résultats... 20/05 BF, NA : Lannion conserve sa... 20/05 BF, Tournoi d'Adana : L'italie... 19/05 QR, CdF : Toulouse conserve sa... 19/05 Cécifoot, Coupe de France : Les... 18/05 BF, Coupe de France : Meaux... 18/05 BF, Tournoi d'Adana : L'Italie... 16/05 Torball, D1 : Résultats du...